Histoire du Vendée Globe

Tout commence par une histoire d'amitié. En 1987, trois copains (Philippe Jeantot, Bertie Reed et Guy Bernardin) font un pari : lequel d'entre eux bouclera le plus rapidement une régate autour du monde en solitaire sans escale ni assistance ?

Présentation de la course : un défi de géant

Le défi est de taille. Le Golden Globe de 1968 (ancêtre du Vendée Globe) est encore dans toutes les mémoires : un seul des neuf concurrents inscrits avait réussi à revenir à bon port en respectant les règles de la course. Mais aux fous de mer et de voile, rien n'est impossible. De retour, aux Sables d'Olonne (son port d'attache) Philippe Jeantot se démène, trouve des sponsors et avec l'appui du Conseil Général de la Vendée, de la Ville des Sables d'Olonne et du Crédit Agricole réussit à monter sa course.

Le rêve devient réalité

Le 26 novembre 1989, ils seront 13 à s'élancer du ponton de Port Olona et 10 à franchir, 4 mois plus tard, la ligne d'arrivée.Philippe Jeantot et les Sables d'Olonne viennent d'inventer l'un des derniers grands mythes modernes. Le public ne s'y est pas trompé : le succès est au rendez-vous. Il ne s'est toujours pas démenti. Chaque nouvelle édition du Vendée Globe est l'occasion de grands rassemblements, chacun voulant participer à sa manière à l'une des dernières grandes aventures contemporaines.

La course, le parcours

Le Vendée Globe est ouvert aux monocoques de 60 pieds. Il s'agit d'une course en solitaire, d'Ouest en Est, sans escale et sans assistance. Elle a lieu tous les 4 ans. 25 skippers parmi les meilleurs de la planète (hors invitation) sont sélectionnés.

Sur leur route, 3 caps :

  • le Cap de Bonne Espérance,
  • le Cap Leeuwin,
  • le Cap Horn et 43 000 km d'épreuves, de souffrance et de solitude.

Le Vendée Globe mérite bien son surnom d'Everest des mers. De balise en balise, les concurrents doivent suivre un itinéraire précis. Ne pas le respecter, c'est être automatiquement disqualifié.

Depuis 1989, 83 solitaires ont forgé la légende du Vendée Globe !