Patrimoine

Les Sables d'Olonne, une histoire aux racines lointaines, quand la pierre épouse la mer ! avec ses 3 ports, Les Sables d'Olonne est une ville ouverte à 270° vers la mer.

La Destination Les Sables d'Olonne, vous invite à un retour vers le passé, prenez le temps de flâner dans nos quartiers aux rues étroites et typiques, laissez-vous conter l'histoire de nos bâtisses et de notre architecture balnéaire.

Les 18 et 19 septembre

C'est la fête du patrimoine aux Sables d'Olonne, L'Ile d'Olonne, Vairé, Sainte Foy, Saint Mathurin.
Profitez de ces journées du patrimoine nationales pour assistez aux portes-ouvertes sur la culture et la nature !
Patrimoine pour tous !

Profitez de cet événement national pour réserver au meilleur prix votre week-end à la mer !

La Minute Sablaise

L'Office de Tourisme vous présente plusieurs rendez-vous pour tout connaître sur l'histoire des Sables d'Olonne !

> en vidéo d'1 minute top chrono !

La Minute Sablaise

Connaissez-vous le quartier du Passage ?
> Suivez Les Balades de Priscilla - La Minute Sablaise n°1

Connaissez-vous les petites rues de La Chaume ?
> Suivez Les Balades de Priscilla - La Minute Sablaise n°2

Connaissez-vous le quartier Saint-Pierre ?
> Suivez Les Balades de Priscilla - La Minute Sablaise n°3

Connaissez-vous les marais d'Olonne ?
> Suivez Les Balades de Priscilla - La Minute Sablaise n°4

Connaissez-vous l'histoire de la Tour d'Arundel ?
> Suivez Les Balades de Priscilla - La Minute Sablaise n°5

Connaissez-vous le circuit de randonnée du marais de la Foye ?
> Suivez Céline - La Minute Sablaise n°6

Connaissez-vous le circuit de randonnée des Phares ?
> Suivez Lucile - La Minute Sablaise n°7

Connaissez-vous le célèbre architecte sablais Maurice Durand ?
> Suivez Les Balades de Priscilla - La Minute Sablaise n°8

Connaissez-vous l'histoire de l'Abbaye Saint Jean d'Orbestier ?
> Suivez Les Balades de Priscilla - La Minute Sablaise n°9

Le saviez-vous?

Priscilla giboteau
guide conferenciere VOUS raconte TOUT SUR L'HISTOIRE DES SABLES D'OLONNE ...

Port de commerce des Sables d'Olonne

Au début du 20ème siècle, le port de commerce des Sables d’Olonne importait du pétrole des Etats-Unis !
Cette activité est attestée à partir de 1878 dans le port des Sables d’Olonne. C’est environ 12000 barils par an qui étaient déchargés dans le port des Sables par des bateaux de toutes nationalités, qui travaillaient pour un commerçant importateur de Tours : Mr Paul Lesourd. Ce dernier deviendra même armateur lorsqu’il fera construire un voilier trois-mâts pour assurer les rotations Les Sables d’Olonne - Philadelphie. Il s’agit du pétrolier "l’Alice et Isabelle", sorti des chantiers de Penhouët à Saint Nazaire en 1893. Il acheminait du pétrole provenant des usines "Marcus Hook" sur les rives du Delaware à proximité de Philadelphie jusqu’aux Sables d’Olonne.
Afin de sécuriser le port de cette activité très dangereuse, Paul Lesourd obtiendra l’autorisation d’implanter un local de stockage à l’écart du port de commerce à la Chaume en bordure des marais."L’Alice et Isabelle" effectua sa dernière rotation entre Philadelphie et Les Sables d’Olonne en 1908. Comme le témoignent de nombreuses cartes postales, chaque retour ou départ de "l’Alice et Isabelle" créaient l’évènement dans le port des Sables d’Olonne. Aujourd’hui, une allée située rue des Sauniers à la Chaume, non loin de l’emplacement du local de stockage de Paul Lesourd, porte le nom de ce bateau.

Jetées des Sables d'Olonne

Les travaux de la jetée des Sables d’Olonne ou petite jetée, ont été réalisés entre 1768 et 1780 dans le but unique de limiter la progression du sable dans le chenal. L’Inspecteur Général des Ponts et Chaussées, François-Laurent Lamandé conçoit un long mur de à 250 mètres vers le large. En son extrémité, est installé en 1825 un petit phare de 7m de hauteur en granit. Il faudra attendre 1863 pour que les travaux s’achèvent totalement grâce à l’intervention d’Ernest de Franqueville à l’époque Directeur Général des Ponts-et Chaussées. Ainsi, le brise-lames ou passerelle de la petite jetée et ses 14 piles, côté les Sables, vinrent faire le lien entre le quai Dingler et la jetée.
C’est à cette même période qu’eurent lieu les premiers travaux d’aménagement de la jetée St Nicolas.
Dans un premier temps, ils consistèrent à prolonger, à 90°, le premier brise-lames jusqu’à une zone rocheuse nommée la « petite pierre du port ». Ensuite, une jetée de 100m de long fut construite vers le large en direction du Sud-Est. Elle venait s’appuyer sur ce prolongement toujours dans le but de « casser » les vagues et sécuriser l’entrée du port.
Enfin, une passerelle de 490m et reposant sur 27 piles fut aménagée après 1876 pour relier le quai de la Chaume à la jetée.
La construction du feu rouge d’entrée de port vint marquer la fin de ces travaux en 1910.
L’entrée du port est donc aménagée pour lutter contre sable et tempête !

Si la fonction première de la jetée des Sables fut d’empêcher le sable de la plage de venir encombrer le chenal, elle devint aussi un véritable chemin de halage !

Au temps de la marine à voile, jusqu’à la seconde guerre mondiale, lorsque la brise n’était pas au rendez-vous, les bateaux avaient besoin d’aide pour sortir en mer et rentrer au port. C’est alors que la jetée était utilisée pour haler, c’est-à-dire tracter, les bateaux.
Quel évènement lorsque les thoniers et sardiniers revenaient de la pêche !
Les bateaux s’engageaient dans le chenal les uns après les autres, dans un cortège qui attirait toute la population maritime. Les sablais venaient alors les accueillir et les aider à remonter le chenal. Les « bout’ » (cordages) étaient lancés sur la jetée et les sablais restés à terre, souvent les femmes d’ailleurs, remorquaient ainsi les bateaux jusque sur les quais, dans le bassin de pêche. Bien sûr, le halage se faisait également le long des quais de la Chaume, mais aujourd’hui, peu de témoignages photographiques nous sont parvenus.
Ainsi avaient lieu de vrais « défilés de bateaux », une animation sablaise haute en couleurs qui attirait les nombreux vacanciers pendant la saison estivale.

Le brise-lames 

Si le port des Sables d’Olonne prend son essor au Moyen Age, il faudra attendre le 18ème siècle pour que les premiers aménagements portuaires voient le jour !
C’est tout d’abord le « brise-lames » qui va être construit entre 1764 et 1765.
Ce mur arrondi en pierres sèches avance vers le large sur 170 mètres dans le prolongement du Prieuré St Nicolas à la Chaume.
Comme son nom l’indique sa fonction était simplement de briser la force des vagues venant d’Ouest pour sécuriser l‘entrée du port.

Le chenal des Sables d’Olonne

2 kilomètres, c'est la distance entre le feu rouge d’entrée de port et la passerelle du ponton L, le ponton dédié à la course au large surnommé par tous « le ponton du Vendée Globe ».

Le chenal des Sables d’Olonne est à l’origine même du développement de la ville.
Cette vaste entrée maritime vers les marais salants, est, depuis le début de notre ère, une formidable ouverture vers le large. Havre protecteur pour les embarcations dès l’époque romaine, il deviendra un carrefour d’échanges commerciaux au Moyen-Age lorsque l’activité se concentrait sur les échanges par cabotage des richesses régionales comme le blé, les vins, et le sel des marais d’Olonne.
Au XVe siècle, sous l’impulsion du Roi Louis XI et son conseiller Philippe de Commynes, les premiers aménagements portuaires à l’arrière de la dune sur laquelle la ville est construite ont lieu : les premiers quais des Sables d’Olonne voient le jour.
Il faudra tout de même attendre le XVIIIe siècle, une époque où la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve enrichit considérablement la ville, pour que des aménagements portuaires ambitieux soient mis en place : brise-lames, jetée des Sables, quais des Sables et de la Chaume, jetée Saint Nicolas…

Le chenal est aujourd’hui le résultat de presque 150 ans d’aménagements portuaires réalisés entre 1763 et 1910. Ces installations furent remaniées au cours du XXe siècle, et, entre 1978 et 1994, la mise en place du port de plaisance Port Olona, dans les marais salants, est venue les compléter.

Tous les 4 ans, le chenal est mis sur le devant de la scène lors des départs et arrivées des skippers participant à la Course du Vendée Globe: sa configuration permet alors aux supporters de faire une haie d’honneur géante pour ces aventuriers de « l’Everest des Mers ».Le chenal des Sables d’Olonne est, avec ses deux kilomètres de long et son caractère théâtral, un véritable lieu de contemplation où les passants s’arrêtent pour admirer l’inlassable spectacle des bateaux quittant la ville ou rentrant au port.

Les moulins

Au cœur du quartier St Pierre, à l’arrière de jolies maisons balnéaires, se dresse encore fièrement, l’ancien « moulin Foudroyant » situé dans le centre-ville des Sables d’Olonne. Dernier témoin des activités de meuneries à l’est de la ville, il a résisté à l’urbanisation des dunes dans les années 1900.

Cette partie de la ville, située au 18ème siècle, en dehors de la ville fortifiée, était réservée aux activités de meunerie.

Au début du 19ème siècle, on pouvait compter une dizaine de moulins idéalement positionnés en plein vent sur le haut des dunes, et à l’écart de la ville.
La ville des Sables d’Olonne comportait autrefois de nombreux moulins :
- 8 au Château d’Olonne,
- 10 sur les Sables d’Olonne,
- 18 sur Olonne, et au moins 3 à La Chaume.

Quelques-uns sont encore visibles sur la destination les Sables d’Olonne : Le moulin foudroyant aux Sables d’Olonne, le Moulin de la Salle, la minoterie et le moulin des Roses dans le quartier d’Olonne, le moulin du Puits rochais et le moulin St Jean au Château d’Olonne, le moulin Guéffard à l’Ile d’Olonne et le moulin de St Mathurin, le moulin des Charnières à Vairé mais aussi les moulins de la Flaivière, du Centre et du Retail.
NB : si voulez en savoir plus, l'Association Olona Les amis d'Olona a rédigé un dossier spécial sur les Moulins n°222.

Le marais d'Olonne

Le marais d’Olonne se caractérise par deux zones de marais :
- le marais Nord de la Gachère
- le bassin Sud des marais,  en arrière du Port des Sables d’Olonne.

Les deux entités sont reliées l’une à l’autre par un canal de 10km de long : le canal de la Bauduère.
Ce petit canal relie le port des Sables-d'Olonne à la Vertonne, petite rivière autrefois navigable qui se jette dans l'Océan Atlantique un peu au nord des Sables, au lieu-dit La Gachère.

Le canal a été réalisé au XIX ème siècle par l’ingénieur des Ponts et Chaussées Jules Dingler lorsqu’il était en charge des aménagements portuaires aux Sables d’Olonne. Il fut creusé et mis en service en 1874. L’ingénieur Dingler souhaitait ainsi faire communiquer les marais sablais et les marais de la Gachère, pour mieux évacuer vers la mer les eaux de l’Auzance et de la Vertonne afin de réduire les marécages qui se concentraient dans le long de la « Chnoue » faute d’un écoulement suffisant.La dérivation par le canal de la Bauduère fut telle que les bateaux avaient du mal à entrer dans le chenal des Sables d’Olonne lors des crues à cause du courant déversé dans l’océan.

Ainsi, pour réguler les flux, une écluse fut construite dans ce canal en 1881 : l’écluse de la Bauduère. Plus tard, en 1960, le système d’ouverture de l’écluse de la Bauduère est électrifié. Cette écluse est aussi appelée l’écluse des Loirs en raison des marais des Loirs qui l’entourent. Elle sépare les marais Nord et les marais Sud.

Elle est composée de deux portes écluses et, dans sa partie centrale, d’une écluse qui autrefois permettait à des petits bateaux de naviguer sur le canal.Elle sert aujourd’hui à réguler le niveau d’eau des marais où se jettent deux rivières : l’Auzance et la Vertonne et les manœuvres de l’écluse sont gérées par le syndicat des marais de la Gachère. Elle fonctionne en lien direct avec les 2 écluses de prises d’eau de mer gérées par l’Etat : l’écluse des Sables-d’Olonne située sous la rocade à port Olona, et l’écluse de la Gachère, au nord de la forêt d’Olonne. Si vous souhaitez longer le canal et découvrir l’écluse des Loirs, n’hésitez pas à suivre les circuits de randonnée « La Bauduère » et « le Canal » répertoriés dans le guide «Balade & vous».

Les tapineuses sablaises

Il n’y a pas encore si longtemps, les quais, la place Maraud côté La Chaume, et le Remblai étaient les lieux privilégiés des tapineuses sablaises. Bien sûr, on les retrouvait aussi à travailler dans les rues ou dans des cours de maisons du quartier du Passage et de la Chaume, mais c’est souvent le long du chenal qu’elles préféraient s’installer.

Ne vous méprenez pas !
Aux Sables, on tapine «en tout bien tout honneur» !
En chaumois, c’est comme cela qu’on désigne le fait de réparer, de rapiécer et surtout de ramender ou ravauder (les deux s’emploient) des filets de pêche.
Ainsi, les tapineuses se retrouvaient sur les quais pour ramender en plein cœur de la vie maritime sablaise. Ces femmes et/ou filles de marins, se transmettaient leur savoir-faire de génération en génération. A terre, il s’agissait d’un métier essentiellement féminin qui nécessitait application, dextérité et rapidité.

Le marché Arago

Témoin du développement de la ville des Sables d’Olonne vers l’Est. En effet, au début de l’année 1920, les habitants du nouveau quartier St Pierre, nommé alors « les bouts de ville », mirent en place une pétition indiquant qu’ils se sentaient tenus à l’écart de la vie commerçante sablaise centrée autour du marché des Halles. Ils réclamaient alors la mise en place d’un marché dans ces nouveaux quartiers.
La municipalité répondit à leur demande en aménageant un ancien «haras» situé au n°52 du boulevard de Castelnau, à l’angle de la rue du Bastion (partie prolongée devenue rue Saint-Pierre). Il ouvrit ses portes le 3 août 1920.
Cependant, le «marché Castelnau» devint rapidement trop petit et inconfortable, et, dès 1932, est entamé une réflexion sur le projet d’un nouveau Marché. Le maire M. Félix Poiraud eut l’idée d’utiliser un vaste terrain vague municipal situé boulevard Arago. Ce terrain, destiné en premier lieu à l’agrandissement du cimetière, était situé à moins de 100 mètres de distance du marché Castelnau.
Le 17 février 1934 et après avoir étudié la question pendant de nombreux mois, le Conseil municipal du Maire M. Perrin décida la construction du marché.
Les travaux commencèrent en 1935, et, rapidement, un bâtiment en «ciment armé» fut édifié par l’entrepreneur Montegilardi selon les plans de M. Casse, architecte voyer des Sables d’Olonne. Il fut conçu dans un style d’avant-garde propre aux années 1930.

Pour le marché Arago, cela s’exprimait à travers ses formes simples et cubiques adaptées à la fonction du bâtiment, mais aussi par le choix de matériaux modernes comme le béton, le verre, l’acier.
A son ouverture, il fut nommé le marché « Arago » d’après le boulevard sur lequel il était situé, lui-même dédié au scientifique et homme politique du 19e siècle : François Arago.
Au début des années 1950, la municipalité mit en état la toiture et améliora le confort de ce marché. Il fut rénové, en partie, en 1994, avant d’être entièrement restauré en 1999 par l'architecte sablais Roland Lesage. L'architecte a su garder les volumes du bâtiment et les larges baies qui laissent filtrer la lumière.
Depuis sa réouverture au public le 14 avril 2000, ce marché est connu pour son ambiance chaleureuse et populaire.

Ouverture du marché :
Chaque jour de 8h à 13h et propose un large choix de produits du terroir. Les mardis, vendredis et dimanches, un marché forain s’installe aux abords du marché Arago pour le plus grand plaisir des sablais et des touristes.

Voir les marchés

Le pirate "François l'Olonnois"

La ville des Sables d’Olonne est le berceau de nombreux navigateurs de renom mais parmi cette foule de marins, capitaines, armateurs ou skippers, l’un d’entre eux est plutôt connu pour ces méfaits !
Il s’agit de François l'Olonnais dit « l'Olonnois ».
Ce pirate français fut très actif dans les années 1660 et reste connu comme l'un des flibustiers les plus cruels et sanguinaires du 17ème siècle.
Ses origines exactes restent un grand mystère. Il serait né aux Sables-d'Olonne vers 1630, puis il se serait engagé très jeune pour traverser l’Atlantique et gagner l’Ile de St Domingue où il devint chasseur pendant 3 ans avant d'être admis parmi les boucaniers. Il connut alors les dangers de la traque constante que menaient les lanciers espagnols qui firent naître en lui une haine légendaire contre les Espagnols.
Après plusieurs années de chasse, le jeune boucanier décida de prendre la mer comme flibustier. Devenu pirate, son habileté au combat et à la navigation, et sa bravoure incitèrent les autres membres d’équipage à l’élire capitaine. Après avoir échappé aux espagnols qui décimèrent son équipage, il reprit la mer avec l’appui du gouverneur de l’Ile de la Tortue. Dès lors, les récits à son sujet décrivent un individu particulièrement sanguinaire et d’une impitoyable cruauté vis-à-vis des prisonniers et des navires espagnols qu’il attaquait : cela lui valut le surnom du «fléau des espagnols».
En s’associant avec d’autres grands chefs flibustiers comme Michel Le Basque, l'Olonnais entreprit, en 1666, la première grande expédition contre le continent sud-américain. Avec 8 voiliers et 650 hommes sous leurs ordres, ils attaquèrent et pillèrent le puissant port vénézuélien de Maracaibo. Les mois suivants, l’Olonnais poursuivit ses projets de pillage notamment sur les côtes du golfe du Honduras.
Il eut une fin terrible, à l’image de sa vie tumultueuse, puisque après avoir fait naufrage en 1669 sur la côte du golfe de Darién au Panama, il fut capturé par des Indiens libres (que les Espagnols appellent Indios Bravos) lors d’une descente à terre pour trouver eau et vivres. Il s'agissait probablement d’indiens cannibales, puisque le récit Alexandre-Olivier Exquemelin, chroniqueur de l’époque qui nous a rapporté la grande majorité des informations sur l’Olonnais, se termine par ces mots : « Ils le hachèrent par quartiers, le firent rôtir et le mangèrent ».
De nombreux mystères entourent encore l’existence de ce pirate sablais.

Légende ou réalité ?
Ce personnage, particulièrement détestable et effrayant, ne cesse de fasciner. Plusieurs auteurs lui ont consacré des récits, aussi, la jeune génération connaîtra probablement le personnage de Zoro Roronoa, pirate du manga « ONE PIECE » inspiré de notre pirate sablais !
Aujourd’hui, une ruelle et une place rappellent son lien avec les Sables d’Olonne : la rue de l’Olonnais et la place Jean David Nau dit l’Olonnais.
Edition originale : Alexandre-Olivier Exquemelin ou Alexandre Oexmelin, Histoire des aventuriers qui se sont signalés dans les Indes, contenant ce qu'ils ont fait de plus remarquables depuis vingt années. À Paris, chez Jacques Le Febvre (2 volumes, 1686)
Réédition : Alexandre-Olivier Exquemelin ou Alexandre Oexmelin, Histoire d'aventuriers qui se sont signalés dans les Indes, Paris, Presses universitaires de Paris la Sorbonne, 2006, 600 p.

La maison à balet

Dans les villages de sauniers au cœur des marais d’Olonne se trouve un type de maison traditionnelle, représentatif du petit patrimoine olonais : la maison à balet.
Ce type de construction se rencontre en particulier dans des régions du Centre-Ouest : les Charentes, la Dordogne, le Lot, ...et il semble qu’il se soit immiscé en Vendée, plutôt dans les zones de marais, ainsi on en retrouve dans le marais poitevin, et dans le marais breton et, surtout, dans les marais d’Olonne !
La maison à «balet», prononcé localement «balet'», est généralement composée d’une habitation à l'étage, et d’une pièce en rez-de-chaussée dédiée aux occupations agricoles, ici en l’occurrence, salicoles.
Le terme «balet» désigne, sur le territoire sablais, l’escalier extérieur et l'auvent, mais, dans d’autres régions, il peut aussi correspondre à l'avancée de toit ou la galerie couverte donnant accès à la porte d'entrée. Souvent, la petite toiture recouvrant le perron et l’escalier n’existe plus.
Nous avons donc des maisons à balet, sans balet !
Sur le palier, en haut de l’escalier extérieur, se trouve parfois une large pierre plate qui servait d’évier sous laquelle l’on disposait un seau ou chaudron.
Dans les villages olonnais, ces maisons sont constituées de pierres de lest ou moellons calcaires noyés dans un épais mortier réalisé avec du sable provenant de la côte qui donne une couleur chaude à la construction. Parfois, on peut voir de la pierre taillée au niveau des angles et/ou autour des ouvertures, ces détails révèlent alors le statut social supérieur de ses anciens occupants.
Prenons l’exemple d’une maison typique à la Girvière du XVIII ème siècle. Ici l’escalier daterait de 1871, il comporte toujours son enduit d’origine en sable de côte. En bas, se situe le «toit à cochon» et à l’arrière, les dépendances. La maison fut habitée jusqu’en 1914, puis la famille fit construire une maison moderne à côté.
On en compte plusieurs sur le territoire de la commune, pour les découvrir il faudra vous rendre les villages de l’Aubraie, la Girvière et l’Aurière.

La forêt domaniale d'Olonne

La forêt domaniale d’Olonne s’étend au bord du littoral atlantique sur 11 km de longueur entre Brétignolles-sur-Mer au nord et la pointe de La Chaume (anciennement l'Ile Vertime) au sud.
Sa largeur varie entre 200 m et 2500 m et sa superficie est de 1120 ha.
Elle est constituée de dunes boisées ou non, a été plantée sur des dunes formées depuis la fin du quaternaire par les sables de la Loire déposés sur la côte par un puissant courant marin de direction nord-sud entre Loire et Gironde.
La plantation de la forêt a été ordonnée sous le règne de Louis XV, mais la plupart des pins maritimes n’ont été plantés qu'à partir de 1836 à la suite d'un décret impérial de Napoléon Ier avec pour objectif de stabiliser la dune et protéger l'arrière-pays grâce à la végétalisation. En effet, avant cette date et lors des tempêtes, le sable des dunes emporté par le vent envahissait les terres, les villages et les marais salants situés à l'est.

Aujourd'hui, les dunes fixées telles que celles d’Olonne, constituent un système de protection littorale parmi les plus remarquables d’Europe.

Cet ensemble demeure cependant très fragile, toute défaillance de la couverture végétale entraînerait un rapide retour à la case départ. Depuis 160 ans, le travail de l’homme a permis de constituer une forêt d’un aspect naturel, équilibrée écologiquement, ce qui lui assure un paysage varié et une pérennité des espèces.

Au détour de vos balades vous pourrez y voir :

- dans la partie sud, des pins verts en rangs serrés et parallèles au lieu-dit "Mireille" au, niveau du pont de la Forgerie,
- plus au nord, la forêt est ancienne et irrégulière : bosquets de chênes verts, néfliers, cormiers sauvages, prunelliers, aubépines, tamaris, saules, acacias, etc.
- et au centre de la forêt, vous trouverez de grands acacias, des aulnes, frênes, peupliers, hêtres, bouleaux, sureaux, érables, etc.

Y vivent des chevreuils, sangliers, écureuils, de très nombreux insectes, des lézards verts ou gris, et des vipères. Vous y rencontrerez de nombreuses espèces d’ oiseaux : les oiseaux marins côté plage, des corbeaux ou pies, pigeons ramiers, geais, merles, passereaux… au cœur de la forêt, et des hérons et aigrettes qui nichent dans des héronnières du côté marais.

Enfin, des « coupe-feux » ou « pare-feux » forment de larges tranchées droites inattendues pour freiner l'extension rapide d'éventuels incendies de forêt ou feux de brousse.Et pour profiter du calme et de la beauté des lieux, de nombreux chemins balisés à pied ou à vélo traversent la forêt.

Découvrez-les dans notre guide Balade & Vous vendu dans nos Offices de Tourisme.

La butte de ski dans la forêt d'Olonne

Peut-être avez-vous remarqué un nom du lieu-dit étonnant en forêt d’Olonne : la butte de ski ?

Il fut un temps où l’on imaginait skier dans la forêt d’Olonne !
A la fin des années 1930, ce sport se pratiquait déjà sur les dunes à Arcachon et à Bayonne comme l’avaient étudié un petit groupe de sablais intéressé par le développement du « ski sur aiguilles ». Au moment où la station des Sables connaissait un nouvel essor avec la mise en place des congés payés, quelques sablais eurent une idée originale pour se démarquer des stations balnéaires concurrentes : skier sur du sable en glissant sur les aiguilles de pins.

Ainsi, il fut imaginé de développer une piste de ski de 150 m de long et 20 m de large en pleine forêt d’Olonne !
Ce lieu est situé près du Menhir de la conche verte, à l’endroit où la dune culmine à 34 mètres. Il continue à être appelé la « butte de ski ». Cet endroit avait l’avantage d’être accessible toute l’année pour la pratique et semblait particulièrement approprié avec la baignade accessible à pied et le confort ombragé de la forêt. Le « Ski-club-Sablais et amis de la Montagne » vit le jour en juin 1939.

A l’époque, une fête sportive inaugurale fut programmée le 27 août 1939 suivie d’une soirée de Gala au Grand Casino sur le Remblai.Malheureusement, la situation politique de l’Europe en cette fin de mois d’août 1939 ne permit pas de mener à bien cet évènement, et, avec l’entrée en guerre de la France, le projet de piste du Ski-Club-Sablais fut mis de côté et ne vit jamais le jour...

Tour pittoresque,  rue du Vilebrequin - à la Chaume

En vous promenant au détour des ruelles chaumoises, peut-être avez-vous vu une curieuse tour dans la pittoresque « rue du Vilebrequin »?
Située à quelques mètres des quais et de l’Eglise Saint Nicolas, elle fait partie d’un ensemble bâti du 17ème siècle.
Il s’agit simplement d’un escalier en vis qui dessert les 3 niveaux du logis situé à l’avant, côté rue du Lieutenant Maurice Anger.
Cette demeure fut l’ancien logis de la puissante famille d’armateurs : les Servanteau.
Cette formidable lignée de marins, ne peut être évoquée sans mentionner le fameux armateur chaumois : André Servanteau, seigneur de la Brunière. Maître de navire en 1668 à l’époque où le port des Sables d’Olonne est en plein essor, il fit le pari fou d’investir toute sa fortune dans les campagnes morutières à la fin du 17e siècle et devint l’un des plus puissants armateurs olonnais.

Dans son logis de la Chaume, alors construit en bordure du chenal (les quais n’existaient pas encore et la rue du lieutenant Maurice Anger, rue basse à l’époque, était alors la dernière rue bordant le chenal) il bénéficiait d’une vue exceptionnelle sur les marais d’Olonne (vers port Olona) le port de pêche et l’entrée du chenal. La légende raconte d’ailleurs que c’est d’une petite fenêtre située en haut de la tour escalier, qu’il observait, à la longue vue, le retour de ses terre-neuviers. André Servanteau s’est éteint dans son logis, en janvier 1718.
Si, de nos jours, le logis a été transformé en résidence, la tour escalier et sa petite fenêtre nous rappellent encore, l’attente impatiente des retours de campagne de pêche à la morue.

Le vieux port de la Roulière

Autrefois rythmé par les mouvements de marées quotidiennes, ce petit village, conserve encore des traces de son passé portuaire. En effet, les empierrements de l’ancien port de la Roulière (autrefois appelé Raoulière) sont encore visibles à plusieurs endroits dans ce petit village de sauniers.

Il s’agit d’un des derniers « vieux ports » situés le long de la Chnoue.

Si la tradition orale l’a toujours qualifié comme un port fondé par les romains, son origine n’est toujours pas connue mais il faisait partie intégrante du Havre du pays d’Olonne au Moyen Age lorsque les embarcations remontaient la Chnoue vers l’intérieur du Pays jusque vers Olonne.

L’envasement progressif des marais en parallèle au développement du commerce à partir du XIVe siècle puis de la pêche morutière par des navires à fort tonnage entrainèrent le développement d’un port plus profond à l’embouchure des Sables d’Olonne. Les petits ports tels que celui de la Roulière n’étaient alors plus utilisés que par les gabarres qui assuraient la livraison de sel vers le port des Sables et d’autres petites embarcations de sauniers.Depuis la mise en service de l’écluse du port des Sables en 1861, le village n’est plus lié aux va-et-vient des marées. Même s’il a beaucoup évolué mais il nous rappelle encore le temps où ces petits villages vivaient grâce à la culture du sel, or blanc du marais, aux cultures maraîchères, et à la production familiale de la vigne.

Un service de chaloupe-promenade 

A la « Belle Époque, à partir de 1905, un service de chaloupe-promenade emmenait les vacanciers et/ou sablais à la recherche de verdure et de calme au cœur de la forêt d’Olonne.

C’est Albert Longhet, le propriétaire d’un nouvel établissement fraîchement établi à la lisière de la forêt d’Olonne, qui eut l’idée de mettre en place ce moyen de transport pour faciliter l’accès à sa guinguette. Non seulement il nomma sa chaloupe "Mireille" , mais il nomma aussi son chalet du même nom pour bien identifier le service et le lieu !
Ce service de liaison maritime reliait le port de pêche à un débarcadère qui, encore aujourd’hui, porte le nom de « Mireille ». Ainsi, on lit dans le journal « la Plage » du 20/07/1905 : «Le rêve, c’est de prendre passage sur la délicieuse chaloupe à moteur "Mireille" qui vous transportera, à travers des paysages riants, jusqu’à la forêt d ’Olonne. Là, à deux pas du débarcadère, vous trouverez le Chalet du "Mireille" , récemment édifié, où le maître du lieu, messire Louguet (sic), un vatel* remarquable, vous servira sous de frais ombrages, un déjeuner dont le menu comblera votre estomac de joie, ou, suivant le cas, si votre appétit n’est pas encore aiguisé, des consommations de premier choix».

Lieu de détente, de rencontres et rendez-vous des gastronomes, le lieu devint très vite une adresse incontournable de la station Balnéaire.

Plus tard, entre les années 1950 et le début des années 1980, le chalet fut tenu par une cuisinière bien connue des gens du pays : Eva Lallement. Elle était également une artiste émérite et le MASC - Musée d'art moderne et contemporain des Sables d'Olonne possède une large collection de ses œuvres.*référence à François Vatel, maître d’hôtel pour Nicolas Fouquet et Louis XIV au 17ème siècle.

Les jardins familiaux : la culture maraîchère

Plusieurs jardins familiaux existent aux Sables d’Olonne.

Intéressons-nous plus particulièrement à l’îlot potager des jardins des marchais qui permet de faire perdurer une activité ancestrale à la Chaume : la culture maraîchère.
Situés entre le cœur de Chaume et la côte sauvage, entre le boulevard du 8 mai 45, la rue des Gâtines et l'extrémité de l'impasse des Marchais, ces terrains étaient autrefois exploités par des maraîchers qui vendaient au marché. Ils ont aujourd’hui été convertis en jardins familiaux, « les jardins des Marchais ».

Ils regroupent une centaine de parcelles qui s’étendent sur deux hectares dont 40% appartiennent à la ville et 60% à des propriétaires privés.
Les jardins sont aujourd’hui gérés par l’Amicale des jardiniers des Marchais créée en 2011.

Elle compte en 2020 : 120 adhérents et met gratuitement ces carrés « à la disposition des demandeurs ».
Les jardins sablonneux sont aménagés sur une nappe phréatique, un lieu particulièrement propice aux cultures. Cette situation particulière traversée par un ruisseau fait de cette zone maraîchère, une zone humide remarquable où la biodiversité s’exprime.
On y retrouve une riche faune telle que : des tritons, des grenouilles, des couleuvres…
Le site a été classé en « zone naturelle catégorie jardin » depuis la modification du PLU (plan local d’urbanisme) en 2014.

Pour appuyer cette décision municipale et garantir la protection du site, l’amicale a créé un fonds de dotation en juillet 2015 pour assurer la postérité : « Nos jardins vendéens » a déjà acheté plus de 1 000 m². Un bon moyen de pérenniser ces jardins et de satisfaire les jardiniers. Les statuts du fonds garantissent l’affectation “ad vitam aeternam” à l’usage de jardins familiaux.
Depuis 2016, la ville des Sables d’Olonne a aménagé une liaison douce entre le bout de l’impasse des Marchais et la rue des Gâtines, un bon moyen de découvrir ce havre de verdure et d’échanger avec les maraîchers amateurs.

Parcours Piétonniers

Destination Les Sables d'Olonne

Une histoire aux racines lointaines

Port du masque obligatoire

Le port du masque est "obligatoire" dans les espaces publics jusqu'au 29 septembre 2021.

> Port du masque obligatoire pour les personnes de 11 ans et plus. 

Il n’est plus obligatoire partout.

Il est obligatoire dans les espaces suivants :
- marchés, brocantes, et ventes au déballage ;
- rassemblements dans l’espace public non soumis au pass sanitaire ;
- toute file d’attente ;
- aux abords des quais des gares, embarcadères et abris de bus ;
- dans un rayon de 50m des entrées des lieux de cultes ;
- aux abords des centres commerciaux ;
- dans toutes les rues et circulations piétonnes,  aux heures de fortes affluences lorsque la densité et les risques de contacts prolongés sont inévitables ;

- Respect des distances de sécurité (2 mètres les uns des autres) ;

Le port du masque n'est pas obligatoire sur les plages mais aussi dans les espaces agricoles, dunaires, marais, lacs et forestiers.

Où puis-je m'informer ?

Retrouvez sur le site officiel de la ville des Sables d'Olonne, toutes les actualités liées au Covid-19

> je m'informe sur l'actualité de l'Agglomération des Sables d'Olonne

Que faire de vos masques usagés ?

- Suivez le mode d'emploi

Prenez soin de vous et de votre famille !